|
Le contenu de nos petits gâteaux sous la loupe des scientifiques d'Iéna |
||
|
Le 1er juillet 2007, les autorités de la ville de New-York ont pris une mesure radicale : bannir des cafés et restaurants, tout plat contenant plus d'un demi-gramme d'acides gras trans par portion. Cette initiative a depuis, beaucoup fait parler d'elle, quel que soit l'endroit du globe. Les principales sources naturelles d'acides gras insaturés trans étaient contenus dans les produits laitiers ainsi que la viande et la graisse de ruminants. Actuellement, la plus grande quantité consommée a pour origine les produits industriels (margarine d’abord et les produits qui en contient... ) à base d'huiles végétales insaturées partiellement hydrogénées. Il est reconnu, scientifiquement mais aussi institutionnellement, que ces acides gras trans augmentent le risque de maladies cardio-vasculaires et doivent être consommés avec modération. Ainsi, selon le Prof. Jahreis de l'Université d'Iéna, la consommation quotidienne d'acides gras trans ne devrait pas dépasser 1% de l'apport total en matières grasses. Même si le danger des acides gras trans est largement démontré, leurs cachettes de prédilection le sont beaucoup moins. Ainsi, au cours des deux dernières années, des scientifiques de la Chaire de physiologie nutritionnelle de l'Université d'Iéna ont analysé plus de 800 produits alimentaires afin d'en connaître la teneur en acides gras trans. Les premiers résultats montrent que les variations sont considérables d'un groupe alimentaire à l'autre. Ainsi, la "margarine à cuire" (margarine très aérée, adaptée à la préparation des pâtes légères) et les produits fabriqués à base de ce type de matières grasses, tels que les amuse-gueules et, en particulier, la pâte feuilletée, sont riches en acides gras trans. Toutefois, la margarine communément trouvée dans le commerce en contient peu, voire pas du tout. En effet, suite à des études réalisées dans les années 80, qui avaient mis le doigt sur la trop forte teneur en acide gras trans des margarines, les industriels avaient largement réagi en développant des procédés alternatifs à l'hydrogénation pour solidifier les huiles végétales.
Même si l'initiative
new-yorkaise tient plus d'un acte politique que médical, l'UE s'interroge
actuellement sur la nécessité d'obliger les industriels de l'agroalimentaire
à indiquer la teneur en acides gras trans dans leurs produits. Certains
n'ont d'ailleurs pas attendu une directive européenne avant d'informer leurs
consommateurs sur la question de ces acides gras : sur certains produits, on
peut déjà lire "contient des matières grasses solidifiées" ou "matière
grasse végétale, partiellement solidifiée".
Pour en savoir
plus, contacts:
|