Viandes rouges

Au Maroc, la viande rouge est trop chère. Poussant ainsi le consommateur marocain à se tourner vers la viande blanche.
A l’origine de la hausse des prix de la viande rouge, les sombres rouages du marché. C’est un circuit complexe et archaïque, dominé par des chevillards. Ces derniers monopolisent la commercialisation, depuis le bétail jusqu’à l’étal du boucher. Conséquence, l’éleveur ne peut avoir accès aux abattoirs et contribuer, à l’instar d’autres pays, à la baisse des prix et à l’amélioration de la qualité des viandes rouges. Pour rappel, l’accès aux abattoirs est passible d’une autorisation du conseil de la ville ou de la commune urbaine. Les abattoirs de la viande rouge sont des établissements communaux indispensables à la régulation du marché des viandes et à leur sécurité sanitaire. Ce sont des espaces commerciaux qui échappent, par leur dépendance aux instances précitées, à la loi de la libre concurrence et de la liberté des prix.

 L’association marocaine de protection et d’orientation du consommateur dénonce la pérennité de ce système archaïque et prône sa modernisation. Car il est temps de modifier la charte communale et de libéraliser le secteur des abattoirs. La privatisation est le meilleur chemin à emprunter pour réussir la mise à niveau de toute une filière. Tout retard ne peut que la mettre dans une situation difficile à rattraper, surtout en matière d’exigences technologique, sanitaire et pécuniaire.

Dr Bouazza KHERRATI       Président de l’AMPOC
kherbouaz@yahoo.fr