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Producteurs attention aux contrats de cultures ?? !!! |
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Le secteur de la conserve végétale connaît un grand problème d'approvisionnement en matière première. Ce ci est dû aux aléas climatiques d'abord puis à la nature de la production qui obéit à la connaissance et l'habitude de la production. Le marché local est confisqué par l'intermédiaire qui ne laisse pas une grande marge au producteur dans tous les domaines d'ailleurs. La production est passée de la diversification à la monoculture, c'est déjà là une grande catastrophe au Maroc. L'agriculteur marocain n'était pas spécialisé dans une culture ou un élevage, mais il produisait un peu de tout. Il avait ses vaches locales jaunes qui n'exigeaient pas une alimentation concentrée mais de l'herbe et de l'eau. Il avait aussi ses moutons sardis, et ses chèvres de lait, son poulet beldi sa dinde beldi, ses oies et canards, ses pigeons. Il avait sa "bhaira" ou jardin où il cultivait ses courgettes beldi harcha, ses pastèques bio, ses melons, ses concombres, ses oignons son ail son orge extraordinaire, son blé qui n'existait nulle part ailleurs, son mais extraordinaire frais et sec, ses poichiches sa fève et ses graines médicinales funegrec cresson, nigella, lin, il cultivait aussi le coriandre, l'alpiste qui n'existe plus au Maroc. il ramassait des légumes sauvages bio gratuitement pour la consommation comme les artichauts, les chardons, le jujubier, les fruits du palmier nain, le thym. Il chassait du gibier ou ramassait les œufs de certains oiseaux comme le canard sauvage ou la caille, il avait une jument, un mulet un âne une chamelle. Il fabriquait du fromage, du leben du beurre du Kaddid, du couscous séché, il séchait sa tomate ses figues, ses raisins, il préparait lui-même ses semences de légumes et de céréales. Il avait un très bon dessert à côté de sa maison les figues de barbarie utiles pour lui et ses animaux en cas de sécheresse. Le Maroc importe l'ail de l'Espagne alors qu'il était concurrent, l'ail n'est plus produit au Maroc à cause du prix et de la conservabilité, l'ail Espagnol se conserve mieux et plus longtemps parce que ce n'est pas du Beldi c'est du Roumi. Il produisait aussi pour la vente en ville, c'était les marchands qui venait chercher les bhaira d'oignons de pastèques, de melon, de raisins, de figues de barbarie pour les transporter jusqu'en ville, il y avait aussi les collecteurs d'œufs beldis on les appelle les Bayadas. C'est ce mode de production que le Maroc a perdu pour aller chercher les cultures des grandes parcelles on se limite à une production ou deux, les agriculteurs actuellement produisent le mais en pratiquant l'irrigation à la goûte pour les vaches sur un sol qui produisait le blé dur. Le mais est subventionné par l'état, le blé n'est pas subventionné par notre Etat. Alors on cultive la terre pour la vache importée et on importe le blé pour nous. Alors mieux encore les régions les plus agricoles comme Zmamra de Doukkala, la Kasbat de Tadla, le Rharb, et le bassin du Moulouya. Qu'est ce qu'on peut bien cultiver dans ces régions? Ah, tiens! La betterave et la canne à sucre, il faut absolument satisfaire la demande en sucre. Mais pourquoi on consomme trop de sucres parce que les eaux sont dures et il faut mettre trois plus qu'un Français ou un allemand pour sucrer. Il fallait régler le problème de la dureté de l'eau pour économiser le sucre et faire une bonne campagne pour inciter le consommateur à diminuer le sucrage de son thé. Alors les CONTRATS DE PRODUCTION ont commencé entre l'office et les propriétaires des terres proches du réseau d'irrigation. Attention contrat unilatéral comme le contrat d'électricité et d'eau et le contrat du téléphone. Les agriculteurs des ces régions n'avait plus le choix pour la production. On n'a pas pu satisfaire la demande en sucre et la demande en blé a augmenté ni sucre ni blé. Le sol ne sert plus à rien à cause de l'accumulation des sels et on renonce aux contrats de production. Cette fois c'est sérieux l'agriculteur marocain va devenir un Khammas de l'Europe chez lui, c'est-à-dire il doit produire pour le consommateur à l'étranger les bonnes choses et se contenter d'importer les déchets industriels de ces pays. Nous ne voulons pas de contrats de production pour produire des cultures exigées par les exportateurs, nous voulons produire POUR NOUS d'abords. Nous ne voulons pas un encadrement étranger de la production mais une stratégie qui satisfait d'abords le consommateur marocain. Les oranges de Taroudant Beni Mellal Loukkous et Rharb, la niora de Fkih Ben Salah les haricots verts de Moulay Bouselham, les tomates de Souss et Chtouka et le peu des abricots de Tansift n'apportent rien au Maroc. Alors mieux encourager les cultures céréalières et les légumineuses. La production doit revenir à la diversification et doit s'adapter aux conditions naturelles. Dans la région de la Chaouia, les associations et même les chercheurs parlent du cactus, c'est vraiment le comble de la moquerie. La Chaouia qui était appelée le grenier du Maroc sera humiliée au point où l'on va y cultiver le cactus? La Chaouia qui alimentait le Maroc est devenue une terre déserte à valoriser par le Cactus? NON ! et les docteurs de l'INRA applaudissent parce qu'on a parlé du cactus comme un miracle. On a même constitué des équipes et des associations pour en faire un grand projet, on était allé jusqu'à parler de l'amélioration génétique. Nous avons montré l'importance du cactus depuis 1992 à la radio, et nous avons même appelé à ce que les diabétiques et anémiques en fassent un traitement, pourtant nous n'avons eu aucune réaction. Maintenant que les américains parlent du miracle du cactus tout le monde veut être un chercheur et un spécialiste CACTUS, pour nous ce n'est pas nouveau mais plutôt vieux comme le temps. Nous avons terminé avec le cactus alors que d'autres veulent commencer. Toute la recherche concernant l'agriculture l'environnement et l'élevage est documentée à l'IAV Hassan II, même le chardon a glu (addad). (voir notre dossier). Nous apprenons à ces personnes que la Chaouia est la terre des céréales blé-orge-mais et des légumineuses poichiche-lentilles-fèves et des graines médicinales, nigella, cresson funegrec et lin et des oignons rouges et d'ail rouge, et de coriandre et de moutons sardi et de vaches jaunes et de dromadaire et de chèvre laitière. Si les jeunes de la Chaouia veulent vraiment s'impliquer dans son développement, c'est par les graines médicinales, nigella, cresson, funegrec et lin par le mouton Sardi, et par les oignons et l'ail rouge. Le cactus pousse sans le planter; d'ailleurs les chaouis n'aiment pas planter le cactus.
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