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Mon enfant est allergique...

Au Maroc 1,4% des mortalités pour les personnes de 15 à 65 ans sont due à l’asthme. Bien souvent, le monde des enfants se limite à la maison, la crèche, l’école, le quartier, les plaines de jeux. Or, partout et à tout âge, ils peuvent être exposés à des risques liés à l’environnement: l’alimentation, la pollution liée à l’habitat, les animaux domestiques, l’exposition au tabac, le contact avec des produits cosmétiques ou d’entretien, le manque d’hygiène,… Ces risques provoqueront à leur tour chez certains d’entre eux des réactions: démangeaisons, rhinite, eczéma, conjonctivite, yeux larmoyants, asthme, rhume des foins…   Aujourd’hui, la prévalence des maladies allergiques auprès de 35% de la population des pays industrialisés fait réfléchir. L’OMS considère à juste titre les allergies comme le 3ème problème mondial de santé publique. Un enfant sur 4 est concerné.  Au Maroc, la situation diffère d’une ville à l’autre et certaines sont réputées de villes à asthme (Kenitra, Casablanca, Safi, El Jadida, etc.).

Le Maroc compte trois millions d’asthmatique déclarés dont seulement 72000 sont adéquatement traités. Les traitements actuellement disponibles sont  basés sur  la corticothérapie. A elle seule, Casablanca compte 16% des asthmatiques marocains et abrite 52,7% des cas de rhinite allergique. D’où l’intérêt des parents à se poser la question «  comment éviter à nos enfants ce fléau ?»

Pour participer à la prévention et a lutte contre ce fléau, l’AMPOC met à votre la disposition  des lecteurs et lectrices de « Bien Etre et Santé » la  brochure de la Fondation Belge pour la Prévention des Allergies, qui aborde le B.A.-BA des allergies chez l’enfant et insiste sur l’importance, surtout au sein des familles à risque: 

  • d’appliquer des conseils de prévention et d’hygiène (alimentation, tabac, animaux domestiques) au quotidien;
  • d’établir un diagnostic précoce au moyen de divers tests, afin de déterminer les mesures à prendre et de mieux contrôler les allergies et leurs symptômes.

Cette brochure souhaite aussi et sûrement aider les enfants à leur préparer un avenir meilleur.

Les manifestations d’une allergie

Une allergie ne se déclenche pas nécessairement lors du premier contact avec l’allergène (par ex. le lait de vache, les œufs, les pollens, la poussière). Le corps "apprend" à le reconnaître comme un agresseur et à fabriquer contre lui des anticorps spécifiques. L’allergène est en réalité une substance inoffensive pour la majorité des gens sauf pour les enfants allergiques qui y réagissent plus violemment. Si une prédisposition génétique face à certains allergènes est prouvée, l’allergie apparaît toutefois en fonction de la fréquence des contacts entretenus avec ces derniers.

Il existe un nombre élevé d’allergies: certains enfants n’en ont pas, d’autres souffrent simultanément ou successivement de plusieurs symptômes (allergie alimentaire, médicamenteuse, allergie de contact ou respiratoire).

Le diagnostic précoce

Les enfants qui réagissent fréquemment à plusieurs substances devraient tous être testés, quel que soit leur âge. Les différents tests - anamnèse, tests cutanés, patch, sanguins, de provocation - permettent de poser un diagnostic. Et le diagnostic est essentiel pour identifier précocement les enfants à risque (avant la naissance), identifier les causes de la maladie et traiter les symptômes au moyen d’un traitement individuel adapté.
Quelle prévention pour les enfants/familles à risque?

Protéger l’enfant des contacts précoces et répétés avec les principaux allergènes permet de retarder voire d’éviter l’apparition des symptômes allergiques. Dès lors, il est important d’appliquer des conseils de prévention et d’hygiène au quotidien – allaiter son enfant, éviter les aliments réputés allergisants, renoncer au tabac, opter pour une maison sans poussières, etc. Certes, un capital bien-être à assurer pendant la croissance de l’enfant… jusqu’à l’âge adulte.

Quelques termes à reconnaître

Allergie,

On parle d’allergie quand l’organisme entre en contact avec une substance (protéine animale ou végétale) et qu’une réaction de type immunologique s’ensuit: le système immunitaire se défend contre cette substance qui l’agresse (cf. point 3). Etre allergique n’équivaut pas à être hyper sensible; dans ce dernier cas, la réaction n’est pas de type immunologique.

Atopie

L’atopie, terme plus général, correspond à une prédisposition génétique à l’allergie. L’organisme fabrique des anticorps de type allergique (immunoglobulines E ou IgE) au contact d’un allergène, dans le but de s’en débarrasser. L’atopie n’entraîne pas toujours des symptômes mais elle reste toujours présente, ce qui explique partiellement la résurgence de certains symptômes après plusieurs années sans soucis.  

Allergène

L’allergène est, en réalité, une substance «inoffensive» de l’environnement pour la majorité des gens (poussière, animaux, pollens, aliments), sauf pour les sujets allergiques qui y réagissent plus violemment.   

Allergique, mais à quoi?  

Les causes d’une allergie sont très nombreuses. Elles proviennent en majorité de:

  • l'environnement: la pollution croissante dans l’habitation (poussière, animaux domestiques, tabac, acariens, produits d’entretien), les pollens, les moisissures, la pollution atmosphérique;
  • l'alimentation: le lait de vache, les œufs, les noix, le blé, l’arachide, le poisson, les crustacés, certains fruits et légumes crus (pomme, céleri, banane, persil). Les aliments de longue conservation qui contiennent de nombreux additifs et les aliments contenant certains colorants (les friandises, par exemple).

La modification des habitudes alimentaires peut révéler une allergie.

Nuance! Les aliments responsables d’allergies diffèrent selon l‘âge (nourrisson, enfant ou adulte);

  • traitements médicamenteux;
  • une prédisposition génétique face à certains allergènes. Un enfant a 30% de risques d’être allergique si un parent a des antécédents allergiques, 50-60% si les 2 parents sont touchés, plus encore s’ils souffrent de la même allergie. Une allergie peut donc se prévoir avant la naissance.

Quand une allergie se manifeste-t-elle?   

Une allergie ne se déclenche pas lors du premier contact avec l’allergène, parfois même, l’organisme ne réagira que plusieurs mois ou années après. En effet, le corps «apprend» à reconnaître un allergène comme un agresseur et à fabriquer contre lui des anticorps spécifiques (IgE). C’est la phase de sensibilisation.

L’allergie apparaît donc en fonction de la fréquence des contacts entretenus avec l’allergène ou la substance irritante (par ex. les enfants allergiques au chat ont bien souvent grandi avec un chat !). Elle se déclenche par:

  • ingestion: on mange l’aliment allergénique (ex. les œufs, le lait, le kiwi) ou un médicament;
  • inhalation: on le respire (ex. les pollens, la fumée de tabac, les désodorisants);
  • manipulation: on entre en contact ou on touche la substance (ex. le latex, le nickel, les médicaments, crèmes cosmétiques, tissus, teintures capillaires, piqûres d’insectes);
  • injection (ex. les vaccins).

Il existe un nombre élevé d’allergies: l’allergie au lait de vache chez les enfants est surtout connue. Certaines personnes/enfants n’en ont pas, d’autres en ont plusieurs. Parfois même, une allergie peut disparaître spontanément au bout d’un certain temps (par ex. l’allergie au lait de vache).

Un enfant européen sur 4

La fréquence des maladies allergiques dans l’enfance a nettement évolué au cours des dernières décennies dans les pays industrialisés. Le pourcentage varie selon les pays. Certains enfants souffrent simultanément ou successivement de plusieurs symptômes: allergie alimentaire, médicamenteuse, de contact ou respiratoire.

Les différents types d’allergie  

L’allergie peut se présenter sous diverses formes: eczéma, urticaire (taches rouges sur la peau), vomissements, diarrhée, éternuements, rhinite, conjonctivites, rhume des foins,… ou l’asthme.

Les enfants ne souffrent en général pas du même type d’allergie que les adultes. L’âge de l’enfant est une donnée importante. L’allergie alimentaire est la première à apparaître.

Allergie alimentaire

En général, tant que les enfants sont nourris au sein, tout va bien! Dès que leur régime se diversifie à l’âge de quelques mois (lait de vache, panades), l’allergie alimentaire peut survenir, parfois même dès leurs premières bouchées de fruits. Elle peut toucher plusieurs organes:

  • symptômes digestifs: crampes, vomissements, diarrhées, gonflement de la bouche et des lèvres;
  • manifestations cutanées, dermatite atopique: irritations de la peau, urticaire, eczéma chez les bébés dès l’âge de 2 mois;
  • événement rare, le choc anaphylactique, à savoir une réaction immédiate grave de l’organisme (transpiration, sensation de malaise due à une hypotension, rougeur subite, nausées, démangeaisons) à traiter en urgence.

L’allergie alimentaire prédispose généralement l’enfant à d’autres types d’allergies ultérieurement (par ex. asthme).

Allergie médicamenteuse

On peut observer des éruptions après la prise de certains traitements, par exemple un antibiotique ou l’aspirine. L’allergie peut être due au médicament lui-même ou un autre composant (par ex. conservateur ou colorant). Il peut aussi s’agir d’une coïncidence ; dans ce cas, l’éruption est due à maladie, souvent virale.

Il est important de toujours signaler au médecin ou au pédiatre une réaction antérieure lors de la prescription d’un nouveau traitement.  

Allergie respiratoire (rhume des foins)

Vers l’âge de 2 ans, les enfants peuvent manifester aussi des allergies respiratoires (éternuements, nez bouché, rhinite, asthme) éventuellement associées à de la conjonctivite. L’origine de ces symptômes? Bien souvent, les acariens contenus dans la poussière, le tabac, les animaux domestiques. Le rhume des foins, causé principalement par les pollens, n’apparaît généralement pas avant l’âge de 6 ans.

Allergies de contact

L’allergie de contact se reconnaît à la présence de rougeurs ou d’urticaire apparaissant souvent à l’endroit précis du contact avec l’allergène. Elle est causée par l’un ou l’autre ingrédient (conservateur, parfum ou émulsifiant) contenu dans les produits cosmétiques et parfums, les produits chimiques et d’entretien, certains tissus, les langes pour bébés, des plantes d’ornement, etc.

Allergies croisées

L’enfant peut aussi réagir simultanément à ce qu’il respire et à ce qu’il mange/touche. Ses anticorps sont dirigés vers des protéines identiques ou apparentées. Par exemple, les réactions allergiques entre les aliments d’une même famille, entre les aliments et les pollens ou entre des antibiotiques différents, qui peuvent apparaître lors du tout premier contact.    

Le diagnostic précoce est d’une importance capitale

Le diagnostic est essentiel pour une bonne prise en charge de la maladie. Son but?

  • identifier précocement les enfants à risque: cela est déjà possible pendant la grossesse;
  • traiter les symptômes;
  • identifier les causes de la maladie et éviter que les premiers symptômes évoluent vers une maladie chronique ou une autre maladie allergique;
  • appliquer un traitement individuel adapté: mesures d’éviction en fonction des allergènes identifiés (éviter de manger ou de s’exposer à un produit ou aliment allergène), médicaments traitant les symptômes voire thérapie de désensibilisation permettant de supporter le contact avec l’antigène.

Les enfants dits à risques, qui manifestent des symptômes d’allergie ou/et qui nécessitent un traitement quotidien devraient tous être testés, quel que soit leur âge. Ces tests permettent de poser un diagnostic. Ils sont généralement inoffensifs. 

Quels tests effectuer?

Votre enfant réagit fréquemment à plusieurs substances? Ne tardez pas avant de consulter un médecin généraliste, le pédiatre ou un immuno-allergologue (spécialiste des allergies). Celui-ci suspecte une allergie sur base d’un examen clinique et d’une anamnèse? Il vous orientera alors vers un bilan allergique.

L’anamnèse

C’est en quelque sorte un questionnaire médical qui concerne tant les enfants que leurs parents, à différents niveaux:  

  • antécédents personnels et familiaux d’atopie: nature, fréquence et sévérité des symptômes;
  • mode d’alimentation: en famille, à l’école;
  • hygiène: utilisation de shampoings, produits cosmétiques;
  • environnement: animaux domestiques, tabac, pollution, plantes d’intérieur et d’extérieur;
  • état de santé général: essoufflements, ronflements nocturnes, fatigue ou nervosité inexpliquées;
  • aliment(s) suspectés: consommation, quantité provoquant la réaction.

Les tests cutanés ou prick tests (to prick = gratter)

Réalisés avec des aliments frais ou des extraits standardisés, le choix des allergènes à tester dépendra de l’âge de l’enfant et de l’anamnèse. Ils peuvent néanmoins être effectués à tout âge, même chez les bébés. 

En pratique? Une petite quantité de l’allergène suspecté est déposée sur la peau. Une piqûre superficielle de la peau est réalisée au travers de la goutte de façon à ce que la substance pénètre sous l’épiderme. Dès qu’un gonflement ou une rougeur apparaissent, le résultat est comparé avec un test témoin. Il est positif? Il  témoigne d’une sensibilisation mais ne s’accompagne pas obligatoirement de symptômes. L’investigation devra alors se poursuivre.

Les patch tests

Ces tests sont effectués pour tester la dermatite atopique et dépister une allergie de contact. En pratique? Plusieurs sparadraps, sous lesquels des pastilles contenant des allergènes ont été appliquées, sont collés sur la peau. Après 48h, une réaction peut éventuellement s’observer.

Pour éviter des résultats faussés, ces 2 tests ne peuvent s’effectuer quand l’enfant  

  • suit un traitement local ou général par corticoïdes (traitant l’eczéma): il doit l’interrompre environ 3 jours avant;
  • a de l’eczéma ou une poussée allergique à l’endroit du test.

Les tests sanguins ou RAST (Radio Allergo Sorbent Test)

Il n’y a pas d’âge minimum pour effectuer ce type de test. Très fiable, l’analyse de sang détermine la présence d’anticorps spécifiques de l’allergie (immunoglobulines ou IgE): leur dosage permet de voir contre quels allergènes ils sont orientés.  

Chez l’enfant, le taux d’IgE augmente graduellement jusqu’à la puberté, pour aboutir à un taux proche de celui de l’adulte. Prudence,

  • un niveau normal d’IgE totaux n’exclut pas la présence d’une allergie spécifique,
  • un niveau bas d’IgE spécifiques n’est pas nécessairement corrélé aux symptômes.

Pas toujours fiables à 100%, les résultats doivent toujours être interprétés en relation avec les résultats du questionnaire médical. Leurs résultats se contredisent ou ne permettent pas un diagnostic précis? D’autres tests seront alors nécessaires.   

Les tests de provocation

Ces tests concernent entre autres les allergies alimentaires: il peuvent s’envisager dans le cas de l’asthme mais c’est très rare chez les enfants. Ils doivent impérativement être effectués dans une structure hospitalière, sous surveillance spécialisée. Ils sont de 2 types:

  • le test de provocation labiale (TPL): simple et rapide, ce test met en contact l’aliment avec la lèvre du patient dans le but de provoquer une réaction locale. S’il est négatif, il faudra poursuivre par
  • le test de provocation orale (TPO): il permet de préciser à partir de quelle quantité l’allergie apparaît en administrant des doses progressives de l’aliment suspecté.

Quelle prévention pour les enfants ou les familles à risque?

Protéger l’enfant des contacts précoces et répétés avec les principaux allergènes permet de retarder voire d’éviter l’apparition de symptômes allergiques.

Ces conseils de prévention (allaitement, tabac, hygiène) sont également valables pour tous, et pas seulement au sein des familles allergiques!    

Allaitement   

L'allaitement exclusif de bébé pendant les 3 premiers mois de sa vie (ou 5 selon les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé) diminue le risque d’allergies pendant l'enfance. Il permet de:

  • contribuer à la maturation du système immunitaire;
  • l’aider à résister aux infections;
  • réduire le contact avec le lait de vache, souvent source d'allergie.

Vous ne souhaitez pas allaiter? En cas de risque familial accru, des laits hypoallergéniques peuvent être utilisés en prévention. Si l’allergie est avérée, les laits spéciaux appelés hydrolysats peuvent être prescrits: ils diminuent le risque mais ne le suppriment pas complètement. Renseignez-vous auprès du généraliste ou du pédiatre.

Eviction des aliments réputés allergisants   

Au moins jusqu’à l’âge de 1 an (sauf pour les produits laitiers), évitez à l’enfant les principaux aliments allergéniques:

  • les œufs;
  • le poisson;
  • l’arachide (cacahuète, huile d’arachide, biscuits);
  • les fruits exotiques (kiwi, papaye);
  • les fruits à coques (noix, amandes);
  • la moutarde.

Petit à petit, et avec prudence, vous pourrez diversifier son alimentation. Veillez toutefois à une alimentation saine, pour éviter un déséquilibre nutritionnel. Variez les menus, ne proposez pas tous les jours le même aliment.

Soyez toujours attentif aux étiquettes des produits pour bien les choisir. Une directive européenne sur l’étiquetage des aliments entrera en vigueur au plus tard en 2005-2006. Certaines grandes surfaces proposent une gamme de produits spécialement conçus pour les allergiques. Il convient également d’être prudent avec ces produits en les testant d’abord en petites quantités.   

Tabac

Renoncez au tabac: c’est l’ennemi numéro un de tous, petits et grands.

  • Vous fumez pendant la grossesse? La quantité d’anticorps de type allergique chez le nouveau-né s’élève, ce qui augmente le risque d’allergie et d’infections respiratoires;
  • vous fumez en présence de l’enfant? Les risques de maladies respiratoires se multiplient chez lui mais chez vous aussi. Au besoin, fumez à l’extérieur.

Animaux domestiques

  • Evitez au possible à l’enfant les contacts fréquents et rapprochés avec un chat/chien durant les 2 premières années de vie. Les familles à risque devraient même éviter d’en avoir. Si tel est le cas, ne les laissez jamais entrer dans la chambre de bébé.
  • Vous êtes en contact avec des animaux à l’extérieur? Prenez des précautions strictes: changez de vêtements et prenez une douche une fois rentré à la maison.

Hygiène

Optez pour une maison sans poussières! En pratique:

  • évitez au maximum les tapis plain, carpettes, jouets en peluche non lavables, surtout dans la chambre: ce sont de vrais «attrapes poussières»;
  • optez pour des sols, revêtements, rideaux lavables à l’eau;
  • prévoyez un matelas en mousse, éventuellement assorti d’une housse anti-acariens (certains matelas pour bébés sont déjà garnis d’une enveloppe plastique);
  • lavez régulièrement la literie à 60°C;
  • lavez les nouveaux vêtements, sous-vêtements et linge de maison avant le premier usage;
  • laver à l’eau les sols chaque semaine;
  • la présence d’allergènes peut se mesurer au moyen d’un test colorimétrique vendu en pharmacie.

 

Les maisons sont souvent surchauffées, mal aérées ou humides. Alors,

  • aérez chaque jour votre logement (surtout les chambres avec les lits ouverts) pendant 1h, fenêtres grandes ouvertes, au minimum;
  • la température ne devrait pas dépasser les 20°C (18° dans la chambre de bébé);
  • les pièces doivent être sèches (taux d’humidité entre 45 et 50%): proscrivez les humidificateurs pour éviter la prolifération des moisissures;
  • ne condamnez pas les bouches d’aération (chauffe-eau au gaz).

Evitez les produits allergisants: 

  • limitez l’usage de substances chimiques agressives (white spirit, désinfectant, parfum d’ambiance);
  • utilisez des produits doux ou hypo allergéniques: pas de bain moussant mais plutôt des huiles de bain, savons neutres, lingettes non parfumées;
  • optez pour du linge en pur coton (éventuellement blanchi).

Environnement 

Le calendrier de pollinisation, les bulletins météorologiques, le taux d’humidité dans l’air,… constituent des sources d’informations intéressantes en cas d’allergies respiratoires.

Quel traitement pour un enfant allergique?

Le diagnostic d’allergie a été posé? Evitez à l’enfant tout contact avec le(s) allergène(s) incriminés. Ce n’est pas toujours facile mais c’est indispensable pour essayer de limiter l’aggravation et la durée des symptômes. C’est aussi un bon moyen de guérir sans avoir recours aux médicaments.  

Les mesures d’éviction ne suffisent pas? Respectez scrupuleusement le traitement individuel prescrit par le médecin.

L’exercice physique est essentiel pour chacun, mais particulièrement pour un enfant asthmatique. Il doit être adapté à la condition physique et nécessite, parfois, un traitement spécifique.  

Home sweet home  

Certains enfants traînent souvent des symptômes allergiques pendant de longues périodes et ils vivent parfois de véritables souffrances car ceux-ci peuvent persister ou s‘aggraver. L’enfant allergique peut être psychologiquement plus vulnérable: il a alors, plus que jamais, besoin d’encouragements. Aidez-le à connaître et «apprivoiser» son état.

Les tests d’allergie permettent un diagnostic précoce. Qui dit diagnostic précoce, dit traitement adapté. Cela signifie aussi un moyen d’éviter l’apparition de nouvelles allergies. Certes, un capital bien-être à assurer pendant la croissance de l’enfant… jusqu’à l’âge adulte.