La mort des Dromadaires en Arabie Saoudite en nombres surprenants est passée sans commentaire

 
 

 

Depuis le 10 août 2007, plus de 2000 dromadaires sont morts en Arabie Saoudite, sans que l’on puisse en expliquer la cause avec certitude. Ce problème n’est pas nouveau, il touche depuis plusieurs années les zones sahéliennes et la Corne de l’Afrique.

En Ethiopie, dans les années 1995-1996 et au début des années 2000, au Soudan et au Kenya, le morbillivirus (1) de la peste des petits ruminants (PPR) avait été identifié comme cause de la mort de centaines de dromadaires, tandis que des analyses conduisaient également à le suspecter pour des cas similaires dans la Corne de l’Afrique.


Dromadaires sur un marché en Mauritanie

Dans le cas présent, 2 pistes sont principalement envisagées : une intoxication alimentaire ou la PPR. A ce titre des analyses sont en cours pour valider ou non l’hypothèse de l’intoxication alimentaire, alors que l’empoisonnement par ingestion de plantes toxiques, les mycotoxines (champignons microscopiques) ou des carences minérales sont également envisagés. Pour la peste des petits ruminants des études complémentaires devraient prochainement être menées par le CIRAD (2), sachant toutefois que des facteurs multiples sont probablement en cause pour expliquer ces morts subites. En effet, selon Bernard Faye, Chargé de mission ressources animales au Cirad, 'On assiste depuis une décennie à l’émergence de nouvelles pathologies chez les camélidés. Rien ne dit que les causes de ces maladies soient identiques car les symptômes ne sont pas toujours les mêmes.     Pascal Farcy

1- Le morbillivirus de la peste des petits ruminants (PPR) est présent en Afrique, sur la péninsule arabe, au Moyen-Orient et en Inde. Cette maladie atteint surtout les moutons et les chèvres, mais d'autres espèces de ruminants (chameaux, dromadaires et bovins) peuvent en être également les victimes. La maladie se caractérise par une fièvre élevée, des lésions corporelles, une pneumonie et la mort dans les 8 jours.
2- Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement.

Le Maroc a t il pris les mesures nécessaires pour protéger notre patrimoine camelin ou on attend la déclaration des mortalités pour crier au feu?